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Les textes du 5e Mercredi de l’écriture en ligne

Nous sommes les complices,

D’une bien vilaine époque,

Il y a celui qui espère,

Et celle qui donne de faux espoirs,

Il y a celui qui effleure un dos,

Celle qui efface son parfum,

Il y a celui qui perd le nord,

Celle qui supprime une trace,

Il y a celui qui dégrafe, tremble, 

Celle qui prend la tangente,

Il a celui qui contemple un miroir,

Celle qui nettoie la glace,

Il y a celui qui devine une bretelle de soie,

Celle qui prend une cigarette,

Il y a celui qui compte les jours,

Celle qui bloque l’horloge du temps,

Il y a celui qui récupère un écho,

Celle qui voyage loin, très loin…

Richard V.

 

Nous sommes tous complices

De cette grande mascarade

Car il y a ceux qui s’en moquent éperdument

Mais, il y a celui s’y intéresse

Celle qui regarde au loin sans penser à rien d’autres que son look

Celui qui a la tête dans le guidon et qui fonce

Ceux qui n’ont rien compris

Ceux qui veulent encore plus d’argent

Celui qui préfère fermer les yeux

Celle qui n’a aucune ambition

Et celui qui ne sait même pas ce que c’est

Ceux qui ne veulent pas se battre contre des moulins à vent

Celui qui n’apprend rien des leçons de la vie

Ou celle qui s’en moque éperdument

Il y a la forêt qui brûle

Et ceux qui regardent les pompiers sauver le monde

Il y a ceux qui ne veulent pas d’un monde d’injustice

Et qui finissent en prison ou qui disparaissent

Nous sommes tous complices

De cette grande mascarade

Nous voulons créer le monde d’après 

Créer des passerelles

Entre le monde d’en haut et le monde d’en bas

Pas sûr que certains le comprennent

Ne pas perdre ses avantages

Regarder les autres mourir à petit feu

Surtout ne rien donner et tout garder

Il y a la philosophie du chacun pour soi

Et celle de l’altruisme

Qu’allons nous choisir après ? 

Rose

 

Complices de notre destruction

 

Nous sommes les complices

de la destruction du monde.

Il y a celui qui règne,

celui qui dédaigne,

celui qui conduit,

celui qui produit,

celui qui achète,

celui qui jette,

celui qui tue,

celui qui pollue,

celui qui salit,

celui qui détruit,

celui qui abuse,

celui qui ruse,

celui qui gaspille,

celui qui torpille.

Nous sommes tous les complices

de la destruction du monde.

Nous utilisons de l’électricité nucléaire,

nous injectons des pesticides, insecticides, fongicides,

nous achetons tout dans des plastiques,

nous surconsommons, nous détruisons.

Il nous faut ouvrir les yeux et tendre la main,

il nous faut changer l’ordre des choses…

Pour nos enfants, pour les êtres vivants,

pour la nature… pour notre planète !

Virginie ESCOFFIER

 

Nous sommes les complices de la nature qui s’épanouit.

Il y a celle qui se couche

Il y a celle qui se lève

Il y a celle qui accouche

Il y a bien sûr la sève

de celui qui donne la vie

de celui qui ronronne

de celui qui pardonne

de celui qui sourit

Il y a celui qui pousse

Il y a celui qui chante

Il y a toute cette mousse

Loin de la pollution gênante

Il y a celui qui nage

celui qui a de l’âge

Il y a celui qui vole

celui qui joue son rôle

Il y a cette terre qui vit

Il y a l’homme qui nie

Pour que celui qui détruit

Reste dans le déni

Il y a ma douce Mélodie

Celle qui a construit ma vie.

Celle qui a aimé la pomme

Celle qui aimera les hommes...

Celle qui fera que la terre

Ne devienne pas poussière

Pierre Escoffier

 

Nous sommes les complices d’une faux qui coupe le muguet à la racine à l’aube du premier mai mais il n’est pas nécessaire de rester muet.

Dans cette valse intervalle, où est passé le cavalier en cavale ? A-t-il remisé ses rêves à la cave et ses idées au grenier ?

Sur les collines ondoyantes il y a celle qui dévale la pente, trop lente ; il y a celui qui pose son arme face à celui qui ravale ses larmes ; il y a celle qui promet à celle que j’aimais, même si je ne les vois pas vraiment je l’admets.

A plat en bas, il y a celui qui imagine demain, tapi dans un coin, guettant impatiemment le vent, le bon moment. Il y a ceux qui publiquement implorent, bâtissons demain dès maintenant, nos colères hier encore incolores ne resteront pas indolores. Il y a celui qui se défile car il n’a pas le profil, même si en pensée il enfile un vieux vêtement que n’est que fil et fait de lui une fille, cela lui plait il s’habille pour parader sous des banderoles dans une longue file farandole, la foule est folle, elle inonde un monde immonde qui brandit des frondes, quelles sont ces ondes que je perçois ? Mystère que je ne percerai pas.

Reviens-vers moi, ici il y a ceux qui disparaissent dans la paresse, celle qui n’a plus d’apparence mais une vague transparence et bien trop de carences, les failles ne semblent plus si denses mais elles se font béances. Te reconnais-tu encore dans cette transe ?

Plus bas encore, si bas qu’il me faut murmurer de peur de te troubler, il y a celui qui ressent ce à quoi il ne consent. Il y a celui qui se plaint d’un verre à moitié vide et celui qui vide le verre à moitié plein, formidable tremplin vers un champ bien plus vert.

Sur la toile qui se tisse, invisible et pourtant si large, il y a celleux qui chamboulent les codes, travailleureuses heureuxes ou travailleur.euse.s heureux.se.s, pas encore d’accord sur les règles d’accord sauf pour dire que l’accord automatique au corps masculin est mort, alors point ou pas point, fusion ou majuscule on se bouscule en rivalisant d’ingéniosité. Est-ce une entrave à la fluidité des mots quand celle des genres essaie de se faire entendre ? Cela ne pèse point, tape du poing à la table des épicènes, reprend ton souffle, relève la tête, au loin il y a celle il y a celui il y a cellui, il y a celles il y a ceux il y a celleux, choix éclectiques. Occupe la scène dont tu as trop longtemps été privé.e, l’ambiance y est électrique.

Nous sommes les complices d’un langage prisonnier, d’un peuple de pionniers né pour détruire et tout réduire à rien. Seras-tu là jusqu’à la fin ?

Inès

 

Nous sommes les complices du confinement

il y a celui qui y croit

il y a celui qui a peur des flics

il y a aussi celui qui fuit le virus

il y a même celui qui n’y croit pas

il y a ceux qui bêlent en choeur

il y en a un qui demande où est l’abattoir

il y en a un autre qui demande où est l’hôpital

il y en a un troisième, il va directement au cimetière

tous les il-y-a se donnent la main

tous les il-y-a, la bouche en coeur ne pensent plus

tous les il-y-a ont trop peur

si tous les il-y-a du monde voulaient se révolter

si tous les il-y-a du monde prenaient le parti de se marrer

le corona préférerait se barrer 

le corona irait se cacher

ou se suicider.

le Corona partirait en fumée

et fumer donne le cancer

pour pas l’attraper faudra se confiner.

André

 

Nous sommes tous les complices d’un grand chambardement bouleversant et sans précédent

Il y a celle qui murmure

Celui qui pleure

Celle qui danse

Celui qui se bat

Celle qui écoute

Celui qui interroge

Celle qui caresse

Celui qui dort

Celle qui chante

Celui qui console

Celle qui crie

Celui qui sourit

Celle qui s’évade

Celui qui reste

Nous avançons à tâtons

Nos tendons nos mains tremblantes

Nous luttons à coeur ouvert

Nous tissons de nouveaux liens

Nous soufflons sur les braises de l’Espoir

Nous sommes tous les complices d’un grand chambardement bouleversant et sans précédent

Pour chasser nos peurs

Pour la naissance d’un monde guéri

Pour le triomphe des meurtris

Pour être au rendez-vous des petits bonheurs

Ici, partout

Toujours....

 Evelyne

 

Nous sommes les complices de nos rêves éveillés

Il y a celle qui ouvre la fenêtre

Celui qui ferme les yeux

Celui qui s’élève

Celle qui bascule

Celui qui s’essouffle

Celle qui respire

Celle qui écrit

Celui qui se tait

Celle qui s’ennuie

Celui qui s’empresse

Celui qui s’échappe

Celle qui attend

Celui qui espère

Celle qui hésite

Celle qui interroge

Celui qui sait

Celui qui vacille

Celle qui s’affirme

Celle qui désire

Celui qui soupire

Il y a celui qui colore les jours

Et celle qui blanchit les nuits

Nous sommes

 Les complices

 De nos rêves

 Qui dérivent

Sabine

 

Nous sommes les complices

De leur destinée.

Il y a celle qui materne

Celle qui adopte

Celle qui accompagne

Celle qui parraine

Celle qui abandonne

Celle qui renonce

Celle qui guide

Celle qui éduque

Celle qui apprend

Celle qui partage

Celle qui écoute

Celle qui s’inquiète

Celle qui soigne

Celle qui console

Celle qui soutient

Celle qui supporte

Celle qui chérit

Celle qui aime

Celle qui admire

Nous sommes toutes les complices

De leur destinée.

Nous leur donnons la vie

Et bouleversons la nôtre

Nous les protégeons et les armons

Avec nos mots et nos sentiments

Parfois nous les blessons et nous regrettons

Révélant nos faiblesses et nos tourments

Surtout, nous les espérons épanouis et heureux

Nous redoutons qu’ils nous quittent

Et nous craignons de les quitter.

Myriam

 

Nous sommes les complices du casse du siècle,

Ils ont mis le pays à terre, enfermé les gens,

Avec un peu de nourriture, beaucoup de solitude.

Il y a celui qui n’y croit pas,

Il y a celui qui tremble,

Il y a celle qui rit,

Il y a celle qui n ’a pas peur de la mort,

Il y a celui qui résiste,

Il y a celui qui guérit,

Il y celui qui boit pour oublier tout ça.

Nous sommes les complices du casse du siècle,

Ils ont mis le pays à terre, enfermé les gens,

Avec un peu de nourriture, beaucoup de solitude.

Il y a celui qui dort, en attendant,

Il y a celui qui suit l’information,

Pour garder son niveau de stress optimal

Il y a celui qui compte les morts, les blessés, les vivants,

Il y a celle qui croit au miracle

Il y a celle qui embrasse

Il y a celle qui écrit

Nous sommes les complices du casse du siècle,

Ils ont mis le pays à terre, enfermé les gens,

Avec un peu de nourriture, beaucoup de solitude.

Il y a celle qui danse sous la pluie

Il y a celle qui t’attend et qui sourit

Il y a celui qui réfléchit

Il y a celui qui maudit

Il y a celle qui croit en la vie

Il y a celle qui se dit que tout est permis

Il y a celui qui l’aime loin d’ici

Nous sommes les complices du casse du siècle

Ils ont mis le pays à terre, enfermé les gens

Mais il y a ceux qui survivent, grandis !!!

Nathalie

 

Nous sommes les complices . . .

Celle qui s’incline

Celle qui exige

Celle qui s’adapte

Celle qui refuse

Celle qui respire

Celle qui soupire

Celle que la terre inspire

Celle qui la piétine

Celle qui a faim

Celle qui a les poches vides

Celle à qui on a tout volé

Celle qui sème

Celle qui récolte

Nous sommes tous les complices d’une grande et belle évasion

Nous abattons les murs intolérables

Nous comprenons que le ciel, la terre

Nous englobons le soleil, la lune et les étoiles

Nous reconnaissons que nous les voyons universellement

Nous appelons le droit à la vie librement

Catherine B.

 

Nous sommes les complices d’un monde devenu fou

Il y a ceux qui font semblant

Ceux qui mentent

Ceux qui trichent

Ceux qui trompent

Ceux qui insultent

Ceux qui expulsent

Ceux qui oublient

Ceux qui accusent

Ceux qui salissent

Ceux qui louvoient

Nous sommes les complices de ce monde qui bascule

Dans un avenir d’angoisse et de chaos

Nous avons voulu tout et tout de suite

Nous avons saccagé la nature

Martyrisé les animaux

Rempli nos armoires de choses inutiles

Traversé l’univers dans des jets

Laissé nos anciens dans des mouroirs

Accueilli un virus comme une simple grippe

Et les masques sont tombés

C’en est fini du temps

Léger et insouciant

Nous ne sommes plus invincibles.

Violette Chabi

 

Nous sommes les complices ?

 

Nous ne sommes pas complices

avec celui qui abuse de son pouvoir

avec celle qui écrase de son savoir

avec celui qui ferme les yeux quand il torture

avec celle qui obéit aveuglément

avec celui qui vocifère

avec celle qui fait commère.

Nous sommes les complices

pour bâtir un nouvel édifice

il y a celui qui regarde

celle qui contemple

celui qui dessine

celle qui lessive

il y a celui qui navigue

celle qui chavire

celui qui déplore

celle qui implore

il y a celui qui aime

celle qui peine

celui qui peste

celle qui a un geste

il y a celui qui résiste

celle qui persiste

celui qui joue de la cymbale

celle qui s’emballe.

Nous sommes les complices

pour hisser la farandole inédite.

 Elvire Bosch

 

Nous sommes les complices soumis de l’humanité.

Il y a celui qui dissimule ses failles à grands coups d’odes à la vie,

Il y a celle qui chérit ses amours,

Il y a celui qui se cache derrière moult masques de velours,

Il y a celui qui veut changer la donne,

Il y a celle qui s’abandonne,

Il y a celui qui crève dans les rues les plus noires,

Il y a celle qui verse quelques larmes le soir,

Il y a celui qui demeure figé, affolé, pétrifié

Il y a celle qui s’enferme dans des sourires étriqués

Il y a celui qui rêve,

Il y a celle qui cherche une trêve

Il y a celui qui brièvement reprend espoir,

Il y a celle qui prêche la mort en s’observant discrètement au coin d’un miroir,

Il y a celui qui est victime d’inertie,

Il y a celle qui songe à l’infini, qui s’étend au plus profond de son lit

Il y a celle qui aux creux de ses yeux voit ses envies se désagréger

Il y a celui qui est entravé par des idéaux contrastés

Il y a celle qui ne parle qu’en chiffres,

Il y a celui qui est considéré comme un piffre.

Il y a ceux qui savent,

Il y a celles qui en bavent,

Il y a ceux qui se défoulent,

Il y a celles qui refoulent,

Il y a ceux qui dominent,

Il y a celles qui se résignent,

Il y a celles qui subissent,

Il y a ceux qui subsistent,

Il y a nous,

Il y a vous.

C’est beau et laid,

C’est émouvant et abject,

C’est simple et complexe,

Que dire de plus ?

C’est le propre de l’humain.

Salomé

 

Nous sommes les complices d’un monde inhumain

des témoins silencieux qui ne voulions pas l’être

et qui veulent bien fort, oublier le présent

et pourtant

il y a celle qui refuse

celle qui se tait

celle qui se donne

celle qui s’oublie

celle qui n’oublie rien

celle qui bouillonne

celle qui voudrait pardonner

celle qui ne peut plus aimer

celle qui rêve

celle qui espère

celle qui se bat

celle qui réussit

celle qui n’ose pas

celle qui en veut

celle qui exagère

celle qui exaspère

celle qui désespère

celle qui baisse les bras

 

nous sommes pourtant complices

à vouloir ne rien dire

nous ne pouvons pas croire

non, nous ne pouvons pas

pas que nous acceptons

non

mais tant besoin d’espoir

Nous ne pouvons plus vivre comme si de rien n’était

Le dehors malgré nous

en nous s’est installé

Violaine

 

 Nous sommes les complices

 d’un gigantesque confinement

 Il y a celui qui coud

 celui qui tond

 celui qui bouffe

 celui qui jeûne

 celui qui jouit

 celui qui obéit

 celui qui se rebelle

 celui qui prédit

 celui qui prévoit

 celui qui se tait

 celui qui dénonce

 celui qui nomme

 celui qui pardonne

 celui qui ronchonne

 celui qui s ’époumone

 celui qui crie

celui qui claque

 celui qui crève

 tout seul

 Nous sommes les complices

 d’un gigantesque confinement

 Nous lions nos rêves

 nous exposons nos chimères

 nous nourrissons nos colères

 nous écrasons nos peurs

 nous trouvons nos refuges

 nous oublions nos malheurs

 car nous savons bien

 qu’il nous faut tourner le dos au mourir

 pour ériger des lendemains

 à la couleur de nos désirs

 Christiane Willigens

 

Nous sommes complices

de ce bouleversement 

il y a ceux qui sauvent la planète

ceux qui restent indifférents

celui qui a peur et chante à tue tête pour se donner du courage

celle qui croit à l’avenir

celui qui fonce sans réfléchir

ceux qui désobéissent aux règles sans penser aux autres

celui qui attend patiemment un changement qui ne vient pas

ceux qui détruisent les forêts

ceux qui tentent de les sauver

ceux qui aiment avec passion

ceux qui se haïssent profondément

ceux qui naissent dans la joie

ceux qui meurent seuls

nous sommes complices

de ce bouleversement

nous sommes solidaires

nous restons confinés

reliés par la technologie

nous donnons de notre temps

de notre expérience

pour résister, sourire

sortir la tête haute

sans peur, avec vigueur

dans un monde différent

Que deviendra ce monde après

il faudra réfléchir et choisir

Sylvaine

 

Nous sommes les complices

D’un grand chambardement,

Nous sommes les complices

D’un grand apaisement,

Il y a celui qui fouille, celui qui trouve,

Celui qui demande, celui qui répond

Celui qui désobéit, celui qui obéit,

Celui qui détruit, celui qui construit,

Celui qui recule, celui qui avance,

Celui qui sépare, celui qui fédère,

Celui qui descend, celui qui monte,

Celui qui punit, celui qui récompense,

Celui qui perd, celui qui gagne,

Celui qui déplaît, celui qui plaît,

Celui qui s’embourbe, celui qui voyage,

Celui qui hurle, celui qui chante,

Celui qui pleure, celui qui sourit

Celui qui dit non, celui qui dit oui,

Où sommes-nous, où allons nous ?

Nous sommes les complices

D’un grand chambardement,

Nous sommes les complices

D’un grand apaisement.

Denise

 

HOMMES QU’ON PLISSE

 

Nous sommes leurs complices, ils aimeraient nous en persuader.

Celui qui commande d’abord.

Qui décide pour tous,

Qui veut notre bien.

Ceux qui s’arrangent avec lui,

Qui répètent, répètent ses bonnes paroles.

Celui-là qui parle au creux de son oreille, sans chatouille, des caresses.

L’enfant, perdu dans son innocence imprudente.

Ceux que la peur ronge, pour de mauvaises raisons.

Celui qui ne comprend rien, et ses amis, et les amis de ces amis.

Les personnes à qui l’on a fait des promesses, qui osent y croire, un besoin.

Toutes celles et ceux tributaires de ses volontés, leur servage.

Les autres princes,

Fielleux à son endroit.

L’air du temps qui sait se rendre efficace puisque ça parle d’intérêt.

La plupart des artistes, qui eux aussi ont entendu parler d’intérêt.

Ceux partisans de l’ordre, qui n’écoutent que

Ceux partisans de l’ordre.

Alors, nous sommes leurs complices, ils sont fiers de leur certitude.

S’en foutent de notre avis,

Des véritables raisons.

Teff dit Gégé

 

Nous sommes les victimes

d’une grande pandémie

il y a celui qui nie

celui qui rit

celui qui désobéit

celui qui caddie

celui qui flique

Attestation

celui qui gestapo

celui qui sauve sa peau

celui qui a peur

celui qui pleure

Dépression

Celui qui décrète

Celui qui masque

celui qui gante

celui qui teste

celui qui ment

Gouvernement

Celui qui Covid

Crémation

celui qui soigne

Guérison

Celui qui enseigne

Education

Celui qui applaudit

Balcons

Celui qui espère

Démondialisation

Celles et ceux qui rêvent

Ecologie, chansons

poésie Méditation

et nous là-dedans ?

on sait qu’au bout il y a dehors

demain dedans

nous sommes les complices

des oubliés

des naufragés

Migrants.

Elyane Guillaud-Rollin

 

Nous sommes tous les complices de cette vie sur terre, nous les humains et nous sommes pourtant si différents.

Il y a ceux qui s’agitent qui veulent toujours aller de l’avant comme

celui qui pilote

celui qui boursicote

celui qui ergote

celui qui tricote

celui qui asticote

celui qui barbote

celui qui papote

Il y a ceux qui préfèrent rêver, qui saisissent l’instant présent comme

celui qui imagine

celui qui bouquine

celui qui câline

celui qui fouine

celui qui chine

celui qui s’achemine

Mais comme le disait Confucius : « appliquons nous à garder en toute chose le juste milieu »

Eliane

 

Ces âmes silencieuses (à lire à voix haute)

Nous sommes les complices, tous autant que nous sommes, de la situation présente, de cette nouvelle donne. Que faire me direz-vous ? Oui, que faire quand :

Il y a celui qui hurle mais que personne n’entend tant la tempête est forte et si fort le vent ;

Il y a celle qui pleure, en silence, regrettant amèrement de n’avoir pris en compte tous les avertissements ;

Il y a celle qui s’engage, auprès des plus démunis, au risque d’attraper cette vilaine maladie ;

Il y a celle qui se pavane, affichant une belle assurance, serait-ce une façade pour éviter la souffrance ?

Il y a celui qui, plus fort que les autres, sait vous dire comment s’en sortir, le bon apôtre !

Il y a celui qui se met à genoux, implorant Dieu, lui criant de venir à son secours !

Il y a celle qui se frappe la poitrine, s’accusant, pleine de honte, d’être l’auteure de ce crime ;

Il y a celui qui accuse son voisin, d’être, dans cette affaire, le grand assassin ;

Il y a celle qui prie jour et nuit pour que la maladie l’épargne, elle et tous ses amis ;

Et enfin, il y a celles et ceux qui se réunissent, dans l’ombre, pour fomenter la révolution, et ils sont en grand nombre……

Et pendant ce temps, depuis la nuit des temps, il y a celles et ceux qui œuvrent, tranquillement, au maintien de l’équilibre du monde. Ces âmes silencieuses veillent, jour et nuit, au maintien de la Vie. Jamais elles ne s’abaissent, jamais elles ne s’élèvent. Sans tambours ni trompettes, jour et nuit, vous dis-je, elles protègent, au prix de grands efforts, une vie que beaucoup sont loin de voir comme un trésor. Pourront-elles continuer encore longtemps, sans soutien plus intense ? Rien n’est plus incertain. Alors levons nous, exigeons de nous-mêmes les efforts nécessaires pour vaincre et mettre à terre tous les mercenaires. Soyons les premiers, les premières, à gonfler cette armée, pour tenter de sauver ce qu’il nous reste encore, d’humanité.

Marie France

 

Nous sommes les complices

d’une extinction de masse

il y a celui qui panique

celui qui procrastine

celui qui danse

celui qui respire l’insouciance

celui qui prend conscience

celui qui court sous la pluie

celui qui lit et écrit

nous sommes les complices

d’une extinction de masse

nous tissons des liens en vain

nous pensons aux lendemains

Eden

 

Nous sommes complices

De cette épidémie venue de Chine

Nous manquons de réalisme

Nous nous croyons victimes et invoquons la fatalité

Et dans ce chaos, il y a celui qui a fui la grande ville

Celui qui dénonce

Celui qui se croit brave et arpente les rues

Celui qui pense détenir la vérité

Celui qui se plaint d’ennui

Celui qui ne peut plus se nourrir

Celui qui croit seulement aux prières et espère des miracles

Mais il y aussi

Celui qui protège les siens

Celui qui aide

Celui qui étudie

Celui qui crée

Celui qui raconte

Celui qui écrit

Ce dernier pense qu’il est vital de laisser une trace. Il souhaite qu’au moins cet épisode de Peste Noire puisse servir aux générations futures. Que tout ne soit pas sombre pour rien.

 Laura

 

 

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